L'Argentine, malgré tout de Nicolas Azalbert et Eduardo Carrera

Partager sur les réseaux

13,00 €

L'Argentine, malgré tout

On a tous en tête des images (fixes ou en mouvement) de la dictature argentine (1976-1983) et de la crise de décembre 2001 qui embrasa le pays. Des images de violence qui ont fini par générer, dans l’imaginaire collectif, une représentation archétypale de l’Argentine. 

Le travail de Eduardo Carrera va à l’encontre de ces « images reçues », préférant aller chercher les signes de cette violence dans un ailleurs, dans un hors champ de l’événement historique. Des traces qu’il enregistre dans des paysages abandonnés, dans des portraits d’individus désemparés face à ces tourmentes (économiques, politiques et sociales) qui font sans cesse retour dans l’histoire du pays. Mais demeure, dans chaque photo, une forme de beauté et d’espoir, qui caractérise aussi bien la démarche de Eduardo Carrera que le peuple argentin, réunis dans ce livre autour d’une même et seule préoccupation : faire fi du passé et du futur pour vivre intensément le présent.

Nicolas Azalbert a choisi, dans des séries distinctes, douze photographies de Eduardo Carrera qu’il assemble pour composer des paires. Créant ainsi des mises en dialogue inédites il génère des collisions propices à la fiction et à la réflexion sur l’Argentine. Chacune des six paires inspire un chapitre dont la forme varie, entre essai littéraire, analyse économique, nouvelle, poésie, critique cinématographique et correspondance épistolaire. 

- - - - - - - - - - - - 

Nicolas Azalbert, critique de cinéma et cinéaste, s’inspire de douze photographies de Eduardo Carrera pour établir un dialogue inédit entre textes et photographies.

13X17cm à la française | 66 pages dont 14 pages hors texte couleurs | couverture souple (Conqueror vergé blanc glacier) | dos carré collé

ISBN 978-2-9556739-3-5 | disponible à partir du 1er avril 2017

Imprimé par Jouve à Mayenne.

Diffusé et distribué par Serendip Livres.

- - - - - - - - - - - - 

Presse

(Note de lecture) Stéphane Bouquet et Morgan Reitz, "La Baie des cendres", par Antoine Bertot, Poézibao, 4 décembre 2017 (extrait)

La collection « photo-graphie » des éditions Warm s'est ouverte en 2016 et vient d'être complétée par La Baie des cendres de Stéphane Bouquet et Morgan Reitz. Elle a pour projet explicite de « proposer une rencontre entre deux artistes, l'un écrivant à partir des photographies de l'autre ». Les photographies sont donc un appel à l'écriture chaque fois, cependant, singulièrement.

(…) Le deuxième livre, L'Argentine, malgré tout de Nicolas Azalbert et d'Eduardo Carrera, est composé de six textes qui n'abordent pas directement les photographies d'Edouardo Carrera. Chaque texte, cependant, s'appuie à chaque fois sur deux photographies qui sont l'origine soit de brefs essais critiques sur la littérature et le cinéma argentins, soit d'un montage de graphiques étudiant la situation économique de l'Argentine, ou encore d'une nouvelle, d'un poème politique et d'une correspondance. L'ensemble hétérogène, visuel et littéraire, tente de rendre compte de l'instabilité politique et économique de l'Argentine contemporaine et de la manière d'y faire face.
Premier exemple : une des sections est occupée uniquement par des graphiques montrant l'évolution de la dette extérieure de l'Argentine, de l'inflation, des salaires réels, du taux de chômage... Ces graphiques répondent subtilement à deux photographies : l'une montrant, en noir et blanc et sur le fond d'un ciel vide et gris, la courbe d'une montagne russe, l'autre un escalier qu'un policier monte. Le lien entre le collage d'Azalbert et les photographies de Carrera est ténu mais clair : aux courbes des graphiques répondent celles des montagnes russes et de la rampe d'escalier ; la détérioration de la situation économique rejoue alors, par une « collision » visuelle (p.7), la présence autoritaire et policière et l'impression de désolation.
Second exemple : une nouvelle raconte l'histoire d'Ernesto, étudiant en cinéma désabusé face aux manifestations qui ont lieu en Argentine (« Ernesto était agacé […] parce qu'il ne pouvait s'empêcher de penser que cela ne servait à rien, que les manifestations n'étaient qu'une libéralité du pouvoir accordée au peuple pour se faire entendre. Pour se faire entendre, oui. Pas pour se faire écouter. », p. 23). Ce texte est lié à deux photographies, à nouveau, l'une montrant un homme en haut d'un plongeoir d'une piscine désaffectée, l'autre montrant, de dos et en plan moyen, un homme qui semble regarder vers l'horizon. De ces photographies ressort une impression de solitude et de retrait mélancolique que l'on retrouve dans l'attitude distante et dubitative d'Ernesto, face au désordre argentin. Cette fois, c'est moins un motif qu'une atmosphère qui vient relier, à distance, texte et photographies. 

Coup-de-coeur d’Alban LÉCUYER pour L’Argentine malgré tout de Nicolas AZALBERT & Eduardo CARRERADISSONANCES #34, juin 2018

Une adolescente en robe d’été dort à plat ventre sur un lit pas défait, la lumière du jour occupe les murs vides ; on devine les rêves chancelants d’une sieste aux heures moites de l’après-midi. Format carré, immobile, elle ne se réveillera pas tout de suite et dans ce corps désirable et à l’abandon on reconnaît l’Argentine épuisée par un début de siècle en crise. La mise en regard des photographies d’Eduardo Carrera et des textes de Nicolas Azalbert nous raconte les rêves et les douleurs d’une jeunesse politique. « Cher Christian, Je me réjouis de te revoir même si cette perspective n’est pas dépourvue de craintes. Crainte de me laisser emporter par tes explorations des abîmes, crainte qu’on se lasse, crainte qu’on se déçoive. Si tu es un chemin, une transmission, une intelligence du monde, une éthique, je ne veux pas de l’anéantissement, des chiens errants, jouer pour perdre, jouir de l’échec et de l’explosion finale. »
Lettre à un amant, poème, nouvelle, critique cinématographique, extraits épars comme les pensées inconstruites naissant du souvenir d’un lieu ou d’une rencontre. Ici, l’évolution de la part de l’industrie dans le PIB argentin entre 1976 et 2002 dialogue avec l’image d’un parc d’attraction à l’abandon et une photographie prise au téléphone portable lors d’une tentative d’occupation du Palais du Gouvernement. Plus loin, l’évolution du taux de chômage éclaire différemment la chambre de la jeune fille. On comprend alors que l’intelligence du livre réside aussi dans la liberté du lecteur d’y tracer ses propres itinéraires, et de parcourir avec délectation les formes captives de ce cadavre exquis lumineux.

- - - - - - - - - - - - 

Autour du livre

Exposition photographique - L'Argentine, malgré tout d'Eduardo Carrera du 23 au 27 avril 2018 à Saint-Brieuc à la Maison de l'Agglo. Dans le cadre du festival Panoramic. Entrée libre.

Exposition photographique - L'Argentine, malgré tout d'Eduardo Carrera du 21 au 28 novembre 2017 à Nantes à Cosmopolis / 3 Continents Café. Dans le cadre du Festival des 3 Continents. Entrée libre.

Dédicace par Nicolas Azalbert le vendredi 24 novembre à la Librairie du festival.

F3C

f3c

preview

Revue de presse - Preview :
itw vidéo de Nicolas Azalbert
Entretien croisé Nicolas Azalbert - Eduardo Carrera : Carrera Poésie argentique.

,

* * * * *

Exposition photographique - L'Argentine, malgré tout d'Eduardo Carrera du 13 au 28 mai 2017 à Laval à la Galerie L'Art au centre - 1 place Hardy-de-Lévaré 53000 Laval. En partenariat avec l'association L'Art au centre. Entrée libre. Informations ici.

Rencontres-dédicaces avec Nicolas Azalbert :
vendredi 24 mars 2017 à 11h30 au salon Livre Paris - stand E39, suivi d'un verre l'amitié - vin argentin offert par l'Ambassade d'Argentine en France.
samedi 20 mai 2017 à 15h à la librairie M'Lire, 3 rue de la Paix 53000 Laval. Dans le cadre de la quinzaine des éditeurs indépendants des Pays de la Loire organisée par Coll.libris et Alip.

Station Buenos Aires, dégustation musicale le samedi 20 mai de 11h à 14h à la galerie L'Art au centre - 1 place Hardy-de-Lévaré 53000 Laval. Dans le cadre du festival des 3 éléphants.

Exposition Eduardo Carrera  Exposition Eduardo Carrera  Exposition Eduardo Carrera

Album photo de l'exposition à Laval : https://www.facebook.com/pg/warm.editions/photos/?tab=album&album_id=1726733070674620

Vidéo : https://www.facebook.com/warm.editions/videos/1746594062021854/

- - - - - - - - - - - - 

L'exposition constituée de 22 cadres (tirages sur papiers baryté et coton, encadrement professionnel) peut être mise à disposition. Nous assurons également l'intermédiaire pour la vente de ces œuvres. 

Nous contacter : infos@warm-ed.fr

ArtisteNicolas Azalbert et Eduardo Carrera
TitreL'Argentine, malgré tout
RéférenceWARM#010
SupportLivre
Année2017

A découvrir également...

Gerard Malanga et Julien Mérieau entretiennent une relation amicale depuis une quinzaine d’années. Pour le premier livre de la collection Photo-Graphie, Gerard Malanga a sélectionné quatre photographies de Julien Mérieau et a écrit un texte sur le travail de son ami. Gerard Malanga s’imagine sur les pas de Julien Mérieau pour cerner le moment décisif, celui où le doigt appuie sur le déclencheur. L’artiste new-yorkais se livre ici à un exercice...

En stock

Écrivain, photographe et musicien, Julien Mérieau a bâti depuis le début des années 80 une oeuvre aux multiples facettes indissociable et inséparable de sa manière d'être au monde, une sensibilité obsédée par l'idée de laisser s'échapper le moindre moment, le moindre mouvement, de ne pas en être. C'est pourquoi la musique et l'univers sonore de l'album Wave 91,6, les textes et les photographies du livre Julien Mérieau, Astonish me |...

En stock

La Baie des cendres est un récit de Stéphane Bouquet composé de neuf parties et singulièrement inspiré par neuf photographies réalisées par Morgan Reitz. Il y a bien des façons de vivre avec des photographies. On peut les regarder avec précision: cadre, contraste, couleurs, composition, etc. On en déduirait forcément des idées, des pensées. Mais on peut aussi vouloir plus: non pas simplement regarder mais habiter dans les photos, les...

En stock